AU-OJ
Par Jup le jeudi, 3 mai 2012, 10:37
Ce 2 avril est sorti le clip coloré de AU, sur le titre OJ extrait de l'album "Both Light". Takafumi Tsuhiya s'est occupé de la réalisation de cette vidéo psychédélique et pleine de fraicheur.
The Golden Filter-Kill Me
Par Jup le lundi, 12 mars 2012, 16:14
Bad Mother.
Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin
Par Jup le vendredi, 9 mars 2012, 13:03
Martha Marcy May Marlene, un titre complexe à l'image de l'héroïne du premier film de Sean Durkin, dans lequel, l'actrice Elizabeth Olsen nous captive. Une oeuvre qui joue comme un oxymore entre douceur et cruauté.
C'est l'histoire d'une jeune fille, Martha, qui fuit une communauté (à vrai dire une secte), avec laquelle elle a vécu deux ans, qui l'avait convaincu d'adhérer à une doctrine pour ainsi vivre en marge du système. Elle cherche de l'aide auprès de sa soeur mais ne réussit pas à lui avouer ce qu'elle a vécu et les raisons de sa souffrance. Martha cherche désespérément à rompre le lien avec sa vie passée dans cette collectivité pour la moins effrayante et cherche à retrouver une vie "normale" dans sa famille respective. La complexité étant que même Martha elle-même, n'est pas certaine de ce qu'elle veut et continue de défendre des idées liées à la secte, tout étant détruite moralement par celle-ci.
Le sujet de Martha[...]Marlene est plutôt original et c'est pour moi un point marquant, un sujet qu'on trouve dans peu de films. L'endoctrinement est traité avec finesse, le réalisateur n'essaie pas de nous choquer ou de nous montrer ce qu'il y a de plus violent dans une secte. Bien au contraire, il commence par la douceur et le soulagement qu'on peut y trouver, la beauté de la vie dans cette communauté tout en laissant planer une légère ambiguité dérangeante dans les propos et les actes des membres de la secte. Martha est séduite mais il y a de la méfiance et de l'appréhension dans ses regards. L'héroïne se laisse porter par ce nouveau régime de vie qui va la mener à sa folie.
L'avancée du récit se fait tout doucement et subtilement. Le réalisateur maîtrise d'une façon remarquable le cheminement des évènements pour que nous comprenions la déchéance du personnage de Martha. La mise en scène a été récompensé et ce n'est pas surprenant, tellement les plans ont été travaillé ingénieusement. En effet, Sean Durkin dévoile un style tout particulier, en élaborant des transitions très fluides pour passer du temps où Martha faisait partie de la secte au temps, où elle arrive chez sa soeur. Jouant sur la lumière et les cadrages, des flash back similaires aux scènes du présent interviennent de temps à autre et sèment la confusion entre les deux époques. Une très bonne idée qui permet de ne pas diviser de façon brutale et conforme les deux histoires.
La révélation du film c'est Elizabeth Olsen (soeur des jumelles) qui témoigne un jeu sensible et un charme naturel. Elle interprète à merveille le personnage perdu de Martha, amenée petit à petit à nous révéler son aliénation au travers de détails troublants: des questions étranges posées à sa soeur, elle se baigne nue devant sa soeur et son beau frère, se couche près d'eux la nuit alors qu'ils font l'amour,... Jouant sur l'incompréhension et la paranoïa, Elizabeth Olsen est étonnante sous ses airs de personnage confus. Son séjour dans la secte lui a fait perdre ses codes sociaux. Autre personnage important, le chef de la secte, joué par John Hawkes (nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Winter's Bone), qui est un personnage à la fois rassurant et effrayant. Il interprète une espèce de monstre vicieux et sournois, qui manipule avec tendresse les membres de la communauté.
Martha Marcy May Marlene est fascinant et horrifique, cruel et délicat, c'est un film subtile qui marque le point sur le piège de la secte, qui abolit les frontières entre les individus pour qu'il ne reste que la collectivité. L'oeuvre de Sean Durkin désigne une secte qui casse l'échelle morale entre toutes actions humaines et qui par ce fait détruit les membres du clan et leur fait perdre leurs valeurs morales. Avec sa photographie lumineuse, sa mise en scène rigoureuse, son casting efficace et son scénario solide, le premier film de Sean Durkin hypnotise et prouve le talent du réalisateur.

C'est l'histoire d'une jeune fille, Martha, qui fuit une communauté (à vrai dire une secte), avec laquelle elle a vécu deux ans, qui l'avait convaincu d'adhérer à une doctrine pour ainsi vivre en marge du système. Elle cherche de l'aide auprès de sa soeur mais ne réussit pas à lui avouer ce qu'elle a vécu et les raisons de sa souffrance. Martha cherche désespérément à rompre le lien avec sa vie passée dans cette collectivité pour la moins effrayante et cherche à retrouver une vie "normale" dans sa famille respective. La complexité étant que même Martha elle-même, n'est pas certaine de ce qu'elle veut et continue de défendre des idées liées à la secte, tout étant détruite moralement par celle-ci.

Le sujet de Martha[...]Marlene est plutôt original et c'est pour moi un point marquant, un sujet qu'on trouve dans peu de films. L'endoctrinement est traité avec finesse, le réalisateur n'essaie pas de nous choquer ou de nous montrer ce qu'il y a de plus violent dans une secte. Bien au contraire, il commence par la douceur et le soulagement qu'on peut y trouver, la beauté de la vie dans cette communauté tout en laissant planer une légère ambiguité dérangeante dans les propos et les actes des membres de la secte. Martha est séduite mais il y a de la méfiance et de l'appréhension dans ses regards. L'héroïne se laisse porter par ce nouveau régime de vie qui va la mener à sa folie.

L'avancée du récit se fait tout doucement et subtilement. Le réalisateur maîtrise d'une façon remarquable le cheminement des évènements pour que nous comprenions la déchéance du personnage de Martha. La mise en scène a été récompensé et ce n'est pas surprenant, tellement les plans ont été travaillé ingénieusement. En effet, Sean Durkin dévoile un style tout particulier, en élaborant des transitions très fluides pour passer du temps où Martha faisait partie de la secte au temps, où elle arrive chez sa soeur. Jouant sur la lumière et les cadrages, des flash back similaires aux scènes du présent interviennent de temps à autre et sèment la confusion entre les deux époques. Une très bonne idée qui permet de ne pas diviser de façon brutale et conforme les deux histoires.

La révélation du film c'est Elizabeth Olsen (soeur des jumelles) qui témoigne un jeu sensible et un charme naturel. Elle interprète à merveille le personnage perdu de Martha, amenée petit à petit à nous révéler son aliénation au travers de détails troublants: des questions étranges posées à sa soeur, elle se baigne nue devant sa soeur et son beau frère, se couche près d'eux la nuit alors qu'ils font l'amour,... Jouant sur l'incompréhension et la paranoïa, Elizabeth Olsen est étonnante sous ses airs de personnage confus. Son séjour dans la secte lui a fait perdre ses codes sociaux. Autre personnage important, le chef de la secte, joué par John Hawkes (nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Winter's Bone), qui est un personnage à la fois rassurant et effrayant. Il interprète une espèce de monstre vicieux et sournois, qui manipule avec tendresse les membres de la communauté.

Martha Marcy May Marlene est fascinant et horrifique, cruel et délicat, c'est un film subtile qui marque le point sur le piège de la secte, qui abolit les frontières entre les individus pour qu'il ne reste que la collectivité. L'oeuvre de Sean Durkin désigne une secte qui casse l'échelle morale entre toutes actions humaines et qui par ce fait détruit les membres du clan et leur fait perdre leurs valeurs morales. Avec sa photographie lumineuse, sa mise en scène rigoureuse, son casting efficace et son scénario solide, le premier film de Sean Durkin hypnotise et prouve le talent du réalisateur.
Totally Enormous Extinct Dinosaurs-Tapes & Money (dir: David Terranova)
Par Jup le mercredi, 7 mars 2012, 11:05
Solipsist by ANDREW THOMAS HUANG
Par Jup le mardi, 6 mars 2012, 18:15
Coup de coeur pour le court-métrage magique et intriguant, réalisé par Andrew Thomas Huang.
Choose your path with "Met before"
Par Jup le dimanche, 4 mars 2012, 15:00
Le nouveau clip de Chairlift, "Met before", est une vidéo interactive permettant de décider du déroulement de l'histoire, Pour cela, il suffit simplement de cliquer sur les flèches et d'indiquer le chemin à suivre pour Caroline Polachek.

Miike Snow-Paddling Out (Nouveau clip d'Andreas Nilsson)
Par Jup le jeudi, 9 février 2012, 11:40
Entre voyage galactique, époque victorienne et chirurgie futuriste, le nouveau clip de Miike Snow, Paddling Out, est on ne peut plus original. Le réalisateur du clip nous avait concocté, dans un délire tout aussi particulier, le clip Madder Red de Yeasayer, où l'on trouve Kirsten Bell en désespoir pour son animal de compagnie malade : une espèce de monstre purulent tout droit sorti d'un Cronenberg. C'est absurde et touchant en même temps. Auparavant, Nilsson avait aussi réalisé le clip Flash Delirium de MGMT, le magnifique et envoutant If I Had A Heart de Fever Ray, This Must Be It de Röyksopp et j'en passe :-). Des clips tout aussi fous les uns que les autres ! (Et c'est ça qui est bon)
« billets précédents - page 1 de 11